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Front local environnemental pour une union verte (FLEUVE)

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Front local environnemental pour une union verte (FLEUVE)

Communes de Syer, Mboula, Tessékéré, Labgar (Région de Louga) et Lougré Thioly (Région de Matam)

  • Description

    Le Front local environnemental pour une union verte (FLEUVE) est développé par les organisations de la société civile avec l’appui du Mécanisme mondial de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (MM-CNULCD) à travers un financement de l’Union européenne. C’est un projet d’appui à l’Initiative de la Grande muraille verte (IGMV). Il vient renforcer la gestion des ressources naturelles et la lutte contre la dégradation des terres au niveau du tracé de la GMV. FLEUVE s'attaque au problème de l’insuffisance du renforcement des capacités dans le domaine de la planification de la part des collectivités territoriales et des populations pour faire face, elles-mêmes, à la dégradation des terres et à la désertification. Le caractère novateur du projet s’appuie sur l’approche territoriale, renforcée par une approche par filière avec le développement des potentialités endogènes notamment, le lait, les produits forestiers non ligneux, l’aviculture, l’apiculture, etc. autour desquelles doivent être constitués des pôles de développement rural intégrés (PODRI). L’approche crée des liens entre les collectivités territoriales et les acteurs économiques des secteurs responsables de l’utilisation des ressources naturelles et élargie ainsi le partenariat à de nouveaux acteurs et secteurs. 

  • Enjeu majeur

    Gestion durable des terres

  • Objectifs

    L’Intégration de la gestion durable des ressources naturelles, des terres et des risques écosystémiques dans les plans de développement au niveau local, et leur mise en œuvre à travers le montage de partenariats novateurs et multi-acteurs incluant les secteurs publics et privés, dans le cadre d’une contribution à la mise en œuvre de l’Initiative de la Grande Muraille Verte au Sénégal.

  • Resultats attendus

    - Le renforcement de la lutte contre la désertification et la dégradation des terres au Sahel, en particulier au Sénégal ;

    - L’accroissement du rôle des OSC dans la gestion durable des terres (GDT) et leur implication dans l’Initiative de la Grande muraille verte pour le Sahara et le Sahel (IGMVSS)

    -  Le développement des localités à travers les potentialités locales par la promotion de l’entreprenariat rural.

    1 .     Organisation de dialogue politique entre élus, l’Agence nationale de la Grande muraille verte (ANGMV) et acteurs de développement ;

    2.     Organisation de sessions de renforcement de capacités et de formation (Gestion des formations sur la gouvernance locale et l’entrepreneuriat social en milieu rural) ; 

    3.     Mise en place de trois mini-laiteries à Bade, Téthierlo et Loumbol Djiby ; 

    4.     Construction de 20 biodigesteurs ; 

    5.     Elaboration d’un guide d’intégration de la GDT dans la planification locale du développement ; 

    6.     Elaboration de deux projets territoriaux sur la GDT (Sakal et Mboula) 

    7.     Publication du bulletin ‘Drynet’ ; 

    8.     Réalisation d’un film sur les biodigesteurs 

    9.     Réalisation d’émissions radiophoniques et d’une table ronde sur la gestion des ressources naturelles et le pastoralisme ; 

    10.  Des études de cas sur l’Unité pastorale, le Balanites, Revue des plans locaux de développement (PLD), etc. 

Documents

Axes stratégiques :

Résilience des populations et des écosystèmes

Orientations stratégiques:

- Adaptation à base communautaire 

- Transfert de technologies climatiques y compris des technologies endogènes 

- Gestion durable des terres

Thématiques :

Gestion durable des terres

Aujourd’hui, le processus de dégradation des terres semble connaître une ampleur sans précédent en Afrique subsaharienne. Selon certaines estimations, près des deux tiers de la superficie des terres productives en Afrique sont touchées par une dynamique progressive de dégradation avec son corollaire la désertification.
 

La dégradation des terres est d’autant plus durement ressentie en Afrique subsaharienne que le niveau de développement y est très étroitement dépendant des ressources naturelles. Dans un contexte de croissance démographique rapide (3% par an), l’amplification du processus de dégradation des terres remet en question les fonctions et services écologiques dont les incidences impactent les communautés rurales et les services écosystémiques. Elle représente un danger pour la disponibilité des ressources naturelles et les moyens de subsistance.

 

Cette situation a suscité une prise de conscience de l’enjeu d’une gestion durable des terres qui a conduit à une mobilisation pour l’établissement de mécanismes susceptibles de garantir une prise en charge concertée des problèmes posés par la dégradation des terres. Dans cette perspective, pour ENDA Energie, la gestion durable des terres (GDT) s’inscrit dans une stratégie globale de lutte contre la pauvreté, où les communautés sont placées au cœur de la stratégie de restauration des sols et de protection des écosystèmes dont elles doivent savoir tirer leurs moyens de subsistance sans les détruire. Elle se compose ainsi de tout un ensemble de pratiques, technologies et outils qui permettent d’augmenter la productivité moyenne des agrosystèmes, de diversifier la production, d’améliorer les revenus, tout en assurant la disponibilité à long terme des ressources naturelles. Elle consiste ainsi à prévenir la dégradation des ressources – y compris face aux changements climatiques, et à renforcer la résilience des communautés et des écosystèmes.

Dans sa démarche, ENDA Energie met l’accent d’une part sur l’approche territoriale inclusive impliquant tous les acteurs locaux, et d’autre part sur l’approche par filière qui vise la valorisation des chaines de valeur et l’accès au marché des ressources naturelles à haut potentiel de main d’œuvre. La mobilisation des communautés et des collectivités territoriales permet le développement des potentialités des terroirs telles que l’élevage, (lait, viande, peaux, etc.), l’agroforesterie (gommiers, Balanites Aegyptiaca, Zyziphus Mauritania), l’agro-écologie avec les jardins polyvalents, l’artisanat, la pisciculture, etc. 

C’est dans ce sens qu’ENDA Energie préconise et œuvre pour l’intégration de la gestion durable des ressources naturelles, des terres et des risques écosystémiques dans les plans de développement au niveau local, et leur mise en œuvre à travers le montage de partenariats novateurs et multi-acteurs incluant les collectivités territoriales, les secteurs public et privé, ainsi que les communautés. Cette démarche permet de créer des cadres de partenariat entre les communautés et les acteurs économiques dans des processus de transformation vers un développement durable à fort impact en fonction des contextes socio-économiques. 

Les initiatives mis en œuvre dans le cadre de la GDT permettent aujourd’hui à ENDA Energie de s’appuyer sur un catalogue de bonnes pratiques pour entretenir des campagnes de plaidoyer au niveau national et international -- y compris sur la neutralité en matière de dégradation des terres (NDT) --  et pour changer d’échelle. 

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  • Debut : 01 janvier 1970
  • Durée :
  • Localité : Communes de Syer, Mboula, Tessékéré, Labgar (Région de Louga) et Lougré Thioly (Région de Matam)
  • Statut : Terminé
  • Thématiques : Gestion durable des terres
  • Axes stratégiques : Résilience des populations et des écosystèmes
  • Publié le : 01 janvier 1970

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